L’URGENCE D’UNE ALTERNATIVE NATIONALE ET POPULAIRE
L’issue du second tour des élections municipales de 2026 confirme l’analyse que l’OCF portait dès la semaine passée : l’abstention massive, qui s’est maintenue à des niveaux records, n’est pas un simple signe de désintérêt que ne manque cependant pas d’exploiter le régime macroniste, mais un acte de défiance politique de plus en plus conscient. Les travailleurs et les classes populaires signifient par leur retrait, consciemment ou inconsciemment, qu’ils n’attendent plus rien d’un système institutionnel à bout de souffle, dont les jeux sont faits à l’avance pour la majorité des français, et qui est verrouillé par les intérêts du capital qui se traduisent en directives de l’Union européenne et, entre autres, en budgets largement appauvris pour les communes, pourtant cellules de base de notre démocratie.
L’OCF salue toutefois les revers cinglants infligés au Rassemblement National dans de nombreuses communes où il était annoncé vainqueur. Ces défaites sont autant de coups d’arrêt portés à l’ambition de pouvoir de l’extrême droite. Chaque échec du RN retarde son entreprise de mystification et accroît la conscience d’un électorat populaire qui s’aperçoit, tôt ou tard, que cette force ne constitue qu’un rouage de rechange pour les classes dominantes, incapable de rompre avec l’Euro et les marchés financiers.
Cependant, la défaite électorale du RN ne suffit pas. Pas plus que l’abstention en soit. Il est impératif d’opposer à la réaction de la droite et de l’extrême-droite, ainsi qu’aux forces de la Macronie et de la fausse gauche qui lui ont servi jusqu’ici de marchepied et qui organisent au gré des besoins l’abstention comme une variable d’ajustement, une véritable alternative nationale, populaire et patriotique.
La bataille pour les élections présidentielle et législative de 2027 commence dès aujourd’hui. Notre devoir est de ré-arrimer l’électorat ouvrier, salarié, celui des petites communes rurales et des quartiers à une perspective politique conforme à leurs intérêts, c’est à dire à celui de la France des travailleurs. Car il n’y aura pas de reconquête sociale sans libération nationale. Il faut en ce sens tout autant briser les chaînes de l’Union européenne et de l’OTAN, ces structures qui organisent l’appauvrissement de la France, la destruction de nos services publics et l’entraînement criminel de notre pays derrière l’impérialisme nord-américain dans une guerre bientôt mondialisée.
En conséquence l’Organisation communiste de France appelle ses sections, cellules et militants et toutes les bonnes volontés sympathisantes à s’organiser dès aujourd’hui, non seulement pour prendre en ce sens voix avec les forces progressistes du pays, mais surtout pour ancrer cette perspective politique dans le monde du travail, la classe ouvrière, les quartiers populaires et les communes rurales, c’est à dire dans les classes laborieuses de France.
Comité exécutif central de l’OCF
25/03/2026
